

Ça y est ! Depuis le temps que je voulais aller le voir, ce nouveau Burton, c’est maintenant fait.
Je crois pouvoir l’affirmer sans me tromper (ayant vu toute la filmo de Burton à l’exception du bouseux « Planet of the Apes ») que c’est la première fois dans un de ses films qu’on peut trouver un hommage aussi fort au travail d’un autre réalisateur, au point de durer une scène toute entière.
Tout commence lorsque Willy Wonka, l’extravagant concepteur et fabricant de chocolat, autorise ses jeunes invités à visiter la pièce de leur choix. Le prévisible Mike Teavee (vous aurez noté le nom !) choisi donc sans surprise la salle de télévision. Et dès lors que l’ascenseur magique de l’usine ouvre ses portes sur cette fameuse salle, tout respire un univers fort bien connu. A première vue, c’est le mobilier entièrement blanc, rond, et kitch type seventies qui frappe. Puis les personnages s’avancent dans la salle, et à travers l’écran de télé, on aperçoit nettement un groupe de singes en possession d’ossements, qui les utilisent à outrance, à travers un cadrage bien connu.
A ce moment là, la coïncidence laisse place de plus en plus à l’hommage, tellement les éléments sont nombreux et évidents. Et soudain, plus aucun doute possible, puisque que c’est le morceau « Also Sprach Zarathustra » de l’orchestre philharmonique de Vienne qui accompagne l’image, c'est-à-dire le thème d’ouverture de « 2001 L’odyssée de l’Espace ». Et vient encore après le Requiem du Bavarian Radio Symphony Orchestra, avec ses voix apocalyptiques.
Le clou du spectacle arrive lorsque Willy Wonka explique qu’il sait faire passer ses tablettes de chocolat par les ondes pour les faire apparaître à l’intérieur des postes de télévision. Il en fait la démonstration aux possesseurs de Golden Ticket et à leurs affiliés, en apportant une énorme tablette de chocolat puis en la transmettant à l’intérieur de l’écran sous les yeux ébahis des enfants, et des nôtres aussi, puisque les singes refont leur apparition, mais cette fois devant le monolithe, et Burton, sans doute avec humour (je me pose encore la question), remplace dans l’image le monolithe autour duquel les singes s’agitent par sa fameuse tablette, qui devient alors la symbolique puissance de cette scène remake.
J’ai vraiment été surpris par cette séquence, tout d’abord parce que c’est la première fois que Burton fait référence à un autre film de façon aussi expressive, et encore plus parce que jamais je n’aurais imaginé qu’il fasse un clin d’œil au travail de Kubrick (et en l’occurrence, il s’agirait plutôt de clignements à répétitions), tant ils sont différents l’un de l’autre. Etant moi aussi un très grand admirateur des travaux de Kubrick en général (vous avez remarqué mon en-tête), et tout particulièrement de 2001, je me suis donc beaucoup amusé.

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